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De la lecture pour le confinement CHAP III et IV

Publié : lun. avr. 06, 2020 10:27 am
par Knell
Bonne lecture !!

Cauchemar

Le téléphone sonna.
"Allo ?"
"ALLO, oui c'est moi !"
"Papa ?"
"Oui, oui !"
"Mais je te croyais dans l'avion à cette heure ci ?"
"Oui oui on y est, mais je t'appelle de l'avion."
"Ah ok ! C'est quoi comme avion ?"
"Leur nouvel A380, c'était le seul que je voulais prendre parce que j'ai trop peur dans les autres. Là, c'est grand comme une ville, donc j'ai moins peur. Mais c'est vrai que c'est impressionnant"
"Oui j'en ai approché un un jour, c'est gros... Allo ?... Allo ?..."
Pas de réponse.
"Pas encore au point leur nouveau jouet" pensa-t-il en souriant.

Il rangea son téléphone dans sa poche. Ses parents n'avaient pas pris l'avion depuis au moins vingt ans, peut-être même trente, depuis le jour où son père avait pris une "branlée" mémorable au dessus du Massif Central, en Caravelle. Il avait cru voir sa dernière heure arrivée. Mais là, une invitation à St Barth et la taille de l'avion avaient eu raison de leurs dernières réticences. Il se demanda où ils pouvaient bien être, sans doute au milieu de l'Atlantique, pas trop étonnant que la communication passe mal. Il rentra dans le bâtiment. Les mécanos étaient à table en train de jouer aux cartes, tandis que son collègue regardait la télé. Comme d'habitude il ne se passait pas grand chose à la PO(*), juste l'attente parfois interminable du klaxon du Scramble, qui les libèrerait de cette attente pesante. Il était 11h du matin. Il alla aux toilettes. Forcément, le
klaxon sonna 30 secondes plus tard. Il se rhabilla le plus vite qu'il put et fonça vers le téléphone qui sonnait. On lui passa les éléments de vol pour son collège. Il griffonna tout ça sur un bout de papier. Il raccrocha et courut vers la hangarette pour donner les dernières infos. Le second pilote était déjà brêlé dans l’avion, le mécano enlevant les sécurités du siége.
"Décollage, cap 180, niveau 285, fréquence XXX"

Un pouce levé lui fit comprendre que son travail était terminé. Il retourna vers la salle d'alerte, prendre son tour de garde. Puisque l'autre était parti, il devenait le suivant sur la liste. En espérant qu'il pourrait lui aussi décoller. Il passa son anti-G, tandis que le moteur de l'avion dehors montait en régime. Un coup d’œil sur la télé, toujours rien à voir, il restait du café. Il se servit une tasse, un sucre, une cuillère, et un tour dehors pour voir l'avion passer devant lui vers l'entrée de piste. Quelques instants plus tard le rugissement de la PC monta dans le ciel, puis s'amenuisa. Quelques centaines de mètres devant lui, l'avion s'arracha de la piste, et grimpa, pleine charge PC vers l’hypothétique assaillant. Bientôt il ne fut plus qu'un petit point dans le ciel. Il rentra, posa sa tasse et sourit en voyant les mécanos se chamailler, ne sachant plus très bien qui devait jouer.

(*) PO : Permanence Opérationnelle, c’est à dire deux chasseurs tenus prêts à décoller 24h sur 24 pour assistance ou interception.

Autant aller voir si son avion était bien préparé, avec tout ce qu'il fallait au bon endroit et à la bonne place. La hangarette était un peu à l'écart, porte ouverte. L'ombre qu'il y régnait cachait l'avion. Il y avait les sécurités dessus, et au fur et à mesure que ses yeux s'habituaient à la pénombre, il s'émerveilla encore une fois devant les lignes si pures de l'engin. Il en découlait une grâce presque féminine, pourtant porteuse des plus noirs augures. Heureusement qu'il n'avait jamais fait une guerre. Même si le regret de ne pas avoir connu le baptême du feu traînait au fond de lui, il savait qu'il pourrait maintenant partir à la retraite vivant. Pas si mal finalement, il en avait porté en terre tellement...

Le ciel bleu se reflétait sur le métal peint de l'avion et faisait naître de beaux reflets. Impossible de pouvoir retranscrire ce qu'il voyait et ce qu'il ressentait. Il avait bien essayé de faire des photos, mais il n'y avait jamais retrouvé la taille, ni l'odeur si caractéristique du kérosène. Finalement c'est un peu égoïste comme boulot...Il monta dans la cabine et fit ses vérifications. Tout était en place comme il le voulait. Tout était prêt pour décoller le plus vite possible. La doc était en place, tout ce qu’il fallait, même l'appareil photo. Il avait pris le sien. Au moins il pouvait faire de belles photos. Ca rendait la mission plus intéressante, parce que des fois...

Le temps passa doucement. Un bruit sourd le sortit de son demi-coma. Le bruit de l'avion qui revenait au break, une fois sa mission terminée. A peine 30 min de vol. Ca n'avait pas du être très intéressant. Il sortit de nouveau, alluma une cigarette en regardant l'avion se poser. Un bel arrondi, le nez qui reste haut pour perdre la vitesse, puis qu’on accompagne par terre. Un bel atterrissage. Il attendit que l'avion revienne dans la hangarette. Le moteur se coupa, la verrière se leva. Il s'avança.

"Alors ?"
"Pff tu parles, comme d'hab., pas de Target pour moi... Des fois on se demande pourquoi on décolle. Il ne se passe jamais rien..."
"Il suffira d'une fois... "

Il se retourna et repartit vers la salle d'alerte. L’autre pilote le rejoignit bientôt et commença la longue liste de coup de téléphone pour rendre compte de la mission. Une fois cette tâche achevée, il revint dans la salle commune et commença à se déséquiper.

"Tu gardes l'alerte jusqu'à ce soir? "
"Vi pas de problème. Des chances de décoller tu crois?"
"Je ne sais pas mais ils avaient l'air très occupés à Paris"
"Ah bon ?"
"Vi plein de coup de fil en bruit de fond et deux ou trois "mon général"... "
"Bah on verra bien... Si ça se trouve c'est juste une visite pour des huiles qui n'y connaissent rien, et pour lesquels on t'a fait décoller"
"Je n'avais pas pensé à ça..."
"Pas encore assez tordu sans doute..." dit il en souriant
"Bon, avec tout ça, on mange quoi aujourd'hui ?"

Les mécanos étaient en charge du ravitaillement annexe, histoire de changer un peu des sempiternels sachets repas. Non pas qu'ils fussent mauvais, mais cela finissait par être lassant de manger tout le temps la même chose, dès que l'on prenait une permanence quelque part. Aujourd'hui donc, au menu, c'était du magret. Il faisait beau et le temps était idéal pour un barbecue. Bien sûr cela lui faisait toujours une impression bizarre de manger en anti-G, avec la possibilité sur un coup de klaxon de tout planter là. Mais on s'y faisait bien. En plus les magrets étaient divinement cuits. Un petit café pour faire passer tout ça, un siège dehors avec une cigarette, et il glissa dans un demi-sommeil.
Dans sa semi-inconscience il entendit le coup de téléphone mais ne bougea pas. Son rôle était de bouger au klaxon, pas au coup de téléphone. Son collègue le réveilla complètement.
"Prépare-toi, tu passes en deux. "

Au moins il avait une chance de décoller.

Il couru vers l'avion où déjà, les mécanos s'affairaient. Il monta dans l'avion, se bréla, brancha tous les contacts, vérifia une nouvelle fois tout, puis s'annonça en fréquence.
"Ok "répondit le Directeur des Vols, "on attend..."

Finalement il n'était plus si sûr de décoller. Le temps passa. Il avait relu toute sa documentation quand le klaxon sonna.

Coup de fouet dans les veines, décharge d'adrénaline pure. Il ferma la verrière, lança le démarrage du moteur. Une minute 45 plus tard, il lâcha les freins. Pleine charge PC il monta vers le Nord Est, au-dessus de la mer, à la recherche de l'intrus. Il fut transféré avec le contrôle d'inter. On lui annonça le Target droit devant, 80 nautiques, niveau 100. Encore trop loin pour qu'il puisse le trouver au radar. Mais il fut surpris d'apprendre que le Target était si bas. Sans doute un militaire. Il continua son approche, guidé par le contrôle dont il nota la voix tendue. Il arriva à portée radar, et eut rapidement le contact. Il l'annonça et fut rapidement autorisé à se rapprocher. Il eut le visuel rapidement. A 35 nautiques peut être. C'était un gros. Que faisait un gros aussi bas. Il s'approcha encore et vit l'avion un peu mieux. C'était un A380.

Qu'est ce qu'il foutait aussi bas ? Il annonça le bon visuel du Target, et fut autorisé à se rapprocher encore. C'était un avion d'Air France. Sûrement avait-il des problèmes pour être aussi bas. On lui demanda de s'approcher encore, pour lire l'immatriculation. Il la releva et la transmit.

"Restez en observation, on attend les instructions"
"Copy"

Il ne nota rien de particulier. Sauf que c'était peut être l'avion dans lequel étaient ses parents. Décidemment ils n'avaient pas de chance avec les avions. Quand ce n'était pas les trous d'air, c'était les pannes qui compliquaient le voyage. Vraiment un coup à vous dégoûter de l'avion.

Les instructions arrivèrent
"Interrogez l'avion"
Il s'avança pour se porter à la hauteur de la cabine de pilotage, juste pour que le pilote voie qu'on cherchait à lui parler.
Quelque chose clochait, c'était sur. Il n'y avait plus de vitre à l'avant gauche. Voila le problème, une décompression explosive dans la cabine. Peu de chance que le pilote l'entende à la radio. Cela expliquait aussi pourquoi l'avion était aussi bas. Au moins pas de risques pour ses parents. Juste une grosse frayeur et une carte grand voyageur à la SNCF.
Comme il s'y attendait l'avion ne répondit pas à son interrogation.

"Voyez-vous des gens dans le cockpit?"
"Un peu loin faut que je me rapproche"
Il s'avança encore un peu en faisant bien attention de ne pas passer devant l'aile du monstre. Il ne voulait pas foutre l'avion par terre.
"Personne...."
"Vous confirmez qu'il n'y a personne dans le cockpit ?"
"Je confirme."
De là où il était il voyait parfaitement le cockpit qui n'était jamais qu'à 50 mètres de lui. Il était sûr qu'il n'y avait personne à l'avant. Il nota aussi que....

"Contrôle?"
"Il y a du sang sur le pare brise droit...."
"Vous confirmez?"
"Je confirme il y a du sang, je le vois parfaitement. "
Il changeât de coté et il n'eut que la confirmation de ce qu'il craignait. Les pilotes avaient été blessés dans la décompression. Ca devenait plus compliqué. Surtout que son pétrole commençait à baisser.

"On attends les instructions du ministre..."

Comment ça du ministre ? Ce n'était qu'une panne, grave certes, mais une panne, que faisait le ministre dans cette histoire?

"Chasseur de contrôle ?"
"Je vous écoute...."
"Vous êtes certains pour le sang ?"
"Absolument !"
"Personne dans le cockpit ?"
"Non personne !"

Il commençait à devenir nerveux. Il y avait ses parents dans l'avion.

"Effectuez un tir de destruction"
L'air lui manqua
"Vous confirmez ?"
"Je confirme, effectuez un tir de destruction"
"Authentifiez!"
"J'authentifie, les ordres sont clairs"

Il avait dégagé de l'avion, s'était mis à l'écart.

"Ré-authentifiez !"

La réponse arriva doucement.

"J'authentifie... Nous savons aussi... L'avion a été détourné"
"Comment le savez-vous ?"
"Un homme nous a prévenus. Nous avons confirmé avec l'équipage avant qu'ils ne coupent les communications"
Ce n'était pas possible, pas cet avion là, pas lui....
"Nous savons pour vos parents......."
"Confirmez l'ordre !"
"Je confirme, nous avons scramblé une autre patrouille pour vous aider.....Il faudra peut être plusieurs missiles..."

Assis dans son avion, il regarda vers le bas. Il regarda cette magnifique silhouette qui glissait dans l'air. Il fut une époque où de tels avions n'étaient pas une menace, mais juste l'espoir de vacances lointaines au soleil. Ils reliaient les hommes, portaient le courrier par delà les mers. Son rêve à lui c'était des machines d'une incroyable complexité, dotées de performances époustouflantes. Mais les hommes n'étaient que des animaux, ils avaient corrompu le rêve et l'espoir. Maintenant il était loin de tout. Plus rien ne comptait que la tache inhumaine qu'on lui demandait d’accomplir. Il avait des ordres. Doucement il avança la manette des gaz jusqu'au plein gaz, brancha la PC, afficha pleine charge.
L'esprit vide, il bascula l'avion et plongea sur l'Airbus.
Au dernier moment, il ne ferma pas les yeux.


Journée de merde

1H30 du mat’ et pourtant le réveil sonne.

II sonne trop fort, beaucoup trop fort, pour rien, parce que je n'arrive pas à dormir.

J'allume, je me lève, je m'habille. Attention à ne pas froisser mon pantalon... Je descends dans le garage, monte dans ma voiture, et la nuit que j'aime tant m'engloutit soudain. J'ai froid, je monte le son, j'essaye de ne pas penser.

C'est moi qui ai choisi de monter à 2h, pour ne pas la rencontrer, surtout pas. .. J'arrive sur la base et vais me garer. Tout est calme, silencieux. Seule une lumière veille, bienfaisante comme pour me rassurer et me donner du courage. L'autre m’attend, nous sommes en avance, comme moi il ne pouvait pas dormir, alors lui aussi est venu en avance. Nous entrons et nous prenons la place de nos prédécesseurs. Ils ne disent rien, mais ils sont contents de nous voir, contents de ne pas l'avoir rencontrée. Pour eux notre présence est la garantie qu’ils ne la rencontreront pas ce soir. Nous essayons juste de ne pas penser. Le temps passe tout doucement, visqueux, presque solide. Surtout ne pas la rencontrer...
Une portière claque, une tête passe, encore un qui n'arrive pas à dormir et qui vient voir s’il reste une place. Mais nous tiendrons. II s'en va Puis le temps se fige, l'univers s'arrête quand j’entends ses talons qui claquent dehors. Elle entre, elle est très belle. Je ne l'avais jamais vue avant, jamais imaginée. Elle dit bonjour à son mari et s'assoit. J'entends leur conversation, leur non dit, leur accord. Je voudrais être la peinture, le sol, tout ce qui me permettrait de ne pas exister. Mais je n'existe de toute façons pas, ils sont tous les deux, rien au monde ne les dérangerait, plus rien.

Apres un temps infini, elle s'en va en donnant un dernier baiser à son mari. Je reprends conscience du monde, du silence et du noir. D'un seul coup ils me rassurent, me réchauffent. Des images me reviennent à l'esprit, des images de ce lundi matin. Il faisait beau, très beau. Une mission sympa le matin, un combat contre l'escadron d'en face, moi contre la terre entière. Avec la bonne excuse de ne pas avoir le temps d'assister à l'insipide et morne briefing météo. En plus avec un F1C, que du bonheur. ... C'est la relève qui me sort de mon rêve éveillé, et me chasse vers ma voiture, pour rentrer chez moi. II est 3h du matin, j'avale un whisky, et me force à me coucher. La brûlure de l'alcool et la fatigue auront raison de moi pendant 3 petites heures

Jeudi matin.

Malgré mes 3 h de sommeil agité je suis parfaitement réveillé quand j'arrive à l'escadron. Tout le monde est là au café, peu de gens ont l'air vraiment éveillés, tous marqués par des nuits trop courtes et agitées. Quelques plaisanteries essaient de fuser, mais tombent à plat. On détend l'atmosphère comme on peut, en attendant que le temps passe. Puis l'heure arrive, nous allons nous mettre en place. Je hais les cérémonies militaires, qui font que nous sommes toujours en place 45 minutes avant tout le monde. Pour une fois, pourtant, des gens sont là. Ca va être encore plus long que prévu. L'heure approche et le hangar s’emplit. Pour tromper mon attente, je cherche des têtes connues, des regards familiers. Puis ils arrivent. Une nouvelle fois le temps se fige, impression extraordinairement malsaine de sortir de ce putain de temps. Puis le chef d'état major de l'armée de l'air arrive. Tout le monde se lève. Mes camarades sont comme moi, figés, rigidifiés par la solennité du moment. Comment autant de personnes peuvent elles toutes observer un silence aussi parfait au même moment ?
Une voix monte alors des haut-parleurs. Puis je la revois. Je l'avais oubliée, mais comment avais-je pu. Elle est là à ma gauche, debout elle aussi, à 25 milliards d'années lumière de moi. Elle est avec lui. Rien n'existe autour. Un enfant dit "au revoir " à son père en agitant sa main. II a 4 ans

Nous sortons, les répétitions de la veille font qu'il n'y a pas d'accrocs, tout est militaire rigide ordonné. Même le soleil a chassé les quelques nuages qui pouvaient faire désordres. Beaucoup de femmes ont des lunettes noires, Elle aussi .... Ne pas penser, mais ça me revient comme une énorme baffe, un gigantesque coup de poing. Respirer doucement, calmement, reprendre le contrôle de soi... Les images de lundi m'assaillent. Je faisais le tour de l'avion.

Au dessus de moi les Voltiges Victor répétaient leur spectacle. J'avais regardé le début mais là il fallait que je m'occupe de mon avion. Je décollais juste à la fin de l'entraînement. Puis le détail qui cloche, le grain de sable dans le mécanisme huilé du tour avion. Qu'est ce qui ne va pas ... ? Pourquoi ce silence d'un coup, ils ont déjà fini ? Sans doute. Je finis mon tour et je monte à l'échelle, puis dans le cockpit. Une fumée au loin attire mon regard, une autre juste à coté. Personne en vent arrière. La terre s'écroule autour de moi. Ce lundi, Michel et Guillaume ne se sont pas posés à l'issue de leur entraînement. Ce jeudi je les ai veillés, je suis maintenant au Garde à Vous, à côté d'un cercueil couvert d'un drapeau bleu blanc rouge. Un clairon sonne "Aux morts"

Jamais je ne m'habituerai à ça. A chaque fois, je me demande si le prix à payer pour notre passion est vraiment juste. Chaque fois je me pousse à remonter dans l'avion le lendemain, pour être plus fort, pour me prouver que je suis plus fort que la mort. Mais c'est à chaque fois encore plus difficile, encore plus pénible, encore plus long de retrouver la lumière. Alors je me dis parfois qu’on fait un boulot de merde.....


PS : Bon je sais, il y a plus gai et plus enjoué, surtout dans une période comme celle ci ou le stress du confinement commence a peser.
Je ferais mieux la prochaine fois :p

Cheers

Re: De la lecture pour le confinement CHAP III et IV

Publié : lun. avr. 06, 2020 11:45 am
par jbb4
Bonjour Knell,
Bon, on va pas passer par la fenêtre du balcon tout de suite, malgré les ascenseurs émotionnels.
Merci pour le partage.